[Presse] Le jour coude-à-coude

"Le blanc, le noir – entre, le gris. Le vertical, l’horizontal – la diagonale parfois. La présence, l’absence – en pointillés. (…) Rester, partir – revenir. Dehors, dedans – ou ailleurs, peut-être. Opposés, indissociables – coude à coude. Ce sont là quelques-unes des dimensions, proches, éloignées, que Colette Nys-Mazure effleure ou pénètre dans son dernier recueil." (Samia Hammami, Le Carnet et les Instants)

 

Le minuscule et l'essentiel

La Croix L'Hebdo, Corinne Renou-Nativel, août 2020

 

 


Voir la vie en poésie

La Croix du Nord, Françoise Objois, mai 2020

"Si l'on n'est pas tout à fait sûr que la poésie sauvera le monde, on est au moins sûr qu'elle peut nous nourrir, et nous faire grandir dans l'espérance. Jamais ailleurs que dans la poésie, l'éclair de l'esprit ne se fait plus fulgurant.

Colette Nys-Mazure, la grande dame de la poésie et des lettres belges francophones, est l'auteur de nombreux ouvrages où l'enfance, la peinture, la mémoire, la nature, la foi et la prière se rassemblent avec une cohérence sensible. (…) Elle fait son miel aussi bien de la vieillesse et de la mort que des voyages en train qu'elle pratique à outrance ou des souvenirs enfouis qu'elle fait ressurgir tels des bulles à la surface du poème. Et si c'était tout simplement ça le bonheur?" (lien vers l'article)

 

Sensations et ressentis

L'Avenir, Michel Paquot, 19 mai 2020

 

Poésie du quotidien

L'appel, Michel Paquot, mai 2020

 

 

La poésie est une qualité d'attention profonde

Podcast Tu m'en liras tant, Radio RCF

Manon Houtart, avril 2020

 

 

 

 

L'effeuillage du temps

Cathobel, Angélique Tasiaux, avril 2020

est bien connue des lecteurs de « Dimanche ». Son nouveau recueil de poésie, « Le jour coude-à-coude », illustré par Camille Nicolle, vient d’être publié par Esperluète, une maison d’éditions namuroise.

Colette Nys-Mazure écrit sur le temps qui passe, les corps qui vieillissent et flétrissent, mais aussi les agacements ordinaires, tous ces petits bruits qui abîment le silence. Observatrice aguerrie, elle perçoit la fuite du temps, la vieillesse qui s’approche à pas mesurés, puis de plus en plus rapprochés. « Sur mes proches, s’imposent les années. Je vais vers eux de séniorerie en hôpital. »

Dans une langue bien à elle, la Tournaisienne oscille entre prose et poésie, sensible au règne du vivant. Plantes et oiseaux ont ses faveurs dans le glissement du jour. Celle qui connaît les transports en commun, pour les emprunter, y observe la foule de ses contemporains, leurs errements, leurs manques aussi. « Tant de regards rivés au tableau d’affichage finiraient par l’effacer. » Et Colette de capter, dans le glissement du train, de multiples bribes de vies aperçues au détour du chemin.

Le jour coude-à-coude est aussi un éloge de l’enfance et de ses réminiscences au goût acidulé et charnu d’autrefois. Le confinement actuel permet de goûter des plaisirs domestiques simples. Souhaitons, dès lors, à Colette Nys-Mazure de s’y adonner, loin des multiples sollicitations. Car la poésie demeure pour elle un devoir, puisqu’elle se fait « passeuse d’existences mutilées, vacillantes »."

article à lire ici

 

Camille et Colette, coude à coude

Le Courrier de l'Escaut, Françoise Lison-Leroy, mars 2020

 

 

Le Carnet et les Instants

Samia Hammami, février 2020

Le blanc, le noir – entre, le gris. Le vertical, l’horizontal – la diagonale parfois. La présence, l’absence – en pointillés. Évoquer, expliquer – transfigurer. Le passé, le futur – et le présent. La persistance, l’éphémère – éternité fugace. La pluie, le soleil – là, l’arc-en-ciel. Rester, partir – revenir. Dehors, dedans – ou ailleurs, peut-être. Opposés, indissociables – coude à coude. Ce sont là quelques-unes des dimensions, proches, éloignées, que Colette Nys-Mazure effleure ou pénètre dans son dernier recueil.

Percevoir le mouvement de la Poésie se révèle aussi ardu que suivre celui de la Vie, sans compter que les deux s’entremêlent intimement. Dans Le Jour coude-à-coude, un entre-deux accueille, celui où les ténèbres se dissipent, poussées par une certaine lumière : « L’aurore indécise. Un pied dans le jour et l’autre, enlisé. Un matin étonné, surpris à la lisière du sommeil, entre éveil et songes. Un sucré-salé, peur et plaisir ; la douce-amère, les envies réprimées. » Ce moment où se confondent chien et loup, c’est celui où la « Je » s’impose, mue par un allant intérieur dénotant avec le statisme initial des alentours qui, petit à petit, se manifestent dans la trivialité du quotidien, la mort ridicule d’un oiseau et la métaphysique de l’envol : « La clarté montante tamise l’éclat des lampadaires. Les jeux ne sont pas faits. Je me cogne les ailes, moi aussi. »

C’est encore « écartelée entre l’envie de tracer et celle de faire marche arrière » que la « Je » martèle sa nécessité d’un refuge, dit ses doutes en cailloux d’écrivaine, la mort d’un autre oisillon, la beauté de la mer cruellement affamée. Elle qui « consent à la mort aussi bien qu’à la vie » chérit les disparus, se promet des impossibles, constate les dissonances, mais tente de danser la vie (dont celle des (presque) morts). Assombrie par l’Ombre qui gagne souffle après souffle, au creux de cette parenthèse qui s’achèvera, elle se veut actrice, pas témoin. En attendant…

Le jour coude-à-coude, c’est aussi d’étonnantes illustrations de Camille Nicolle. Au premier coup d’œil, elles afficheraient une certaine simplicité. Au premier coup d’œil seulement. Car, à l’image des poèmes de Nys-Mazure qu’elles accompagnent, leur complexité, leur profondeur, leur élaboration se font jour au moment où la peine est prise de se pencher, contempler, détailler. La couverture de l’ouvrage – dans un noir et blanc brossé, brumé, plaqué, mélangé – est d’ailleurs révélatrice des courbes, des vagues, des astres et autres points lumineux qui soutiendront la progression du propos écrit, tout en gardant leur dynamique propre. Côte-à-côte. &.

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Ecrire à l'aube

L'Echo, Geneviève de Simone-Cornet, mars 2020