Les Koalas ne lisent pas de livres… dans la presse !

"Chez les grizzlis et les koalas comme chez les hommes, la vie de parents n’est pas de tout repos. Avec tendresse et humour Anne Herbauts raconte le quotidien heureux et débordé des pères et des mères que nous sommes. Un irrésistible double album à lire en famille."
Un bel article dans Télérama signé Béatrice Kahn !

 

Télérama

"D’un côté les grizzlis qui ne dorment pas tout leur saoul, de l’autre les koalas qui ne prennent plus le temps de lire. En deux fables animalières mises dos à dos dans le même corps de livre, Anne Herbauts nous met avec humour face à notre humaine condition de parents dont l’espace psychique et physique est soudain envahi par ces drôles de bestioles sur deux pattes qui traînent joyeusement entre les nôtres. Jouer, manger, aspirer, border, courses, réveil-matin, panier de linge, cartable… jours et occupations se succèdent à l’infini chassant loin toute tentative de souffler un peu. Bien sûr l’amour, mais tout de même, le temps pour soi rétrécit comme peau de chagrin !

Les grizzlis ne dorment qu’en hiver… et encore !

D’un trait amusé et en quelques mots qui parlent plus qu’un long discours, Anne Herbauts croque tendrement une petite histoire de la parentalité d’aujourd’hui. Qu’ils soient père ou mère – ce n’est pas pour rien qu’Anne Herbauts a choisi des animaux dont les noms désignent indistinctement le mâle et la femelle et qu’elle ne marque presque aucune distinction de sexe dans ses dessins – ses grizzlis et koalas s’occupent drôlement bien de leurs petits aussi insatiables que craquants. A chaque page, on se retient de leur donner un coup de main fraternel tant ils sont irrésistibles avec leur mine heureuse et leur air exténué.

Un double album à retourner dans tous les sens et à lire en famille. D’un côté comme de l’autre, chacun s’y reconnaîtra. Fous rires et émotion assurés."

Un article signé Béatrice Kahn à lire sur le site de Télérama

 

La Revue des Livres pour Enfants - coup de cœur

"Ces deux albums racontent avec sensibilité le quotidien des tout-petits. Les attitudes sont très proches de la réalité. Anne Herbauts met ici avec brio son art épuré et sa créativité à hauteur des plus jeunes."

C.B., septembre 2018

 

 

 

Le Carnet et les Instants - coup de cœur

Dans l'intimité familiale des koalas

"Ce n’est pas un mais deux albums d’Anne Herbauts que publie l’éditeur belge Esperluète. Ou, plus exactement, deux livres en un seul et singulier objet : un livre à deux entrées, qui, par un habile jeu de reliure, se lit de façon telle que, lorsqu’on en termine un et qu’on le referme, on se trouve face à la couverture de l’autre. Fidèle à son habitude, Anne Herbauts joue avec la matérialité du livre en en créant deux dos-à-dos (l’un dédié aux mamans et aux papas, l’autre aux papas et aux mamans). Et comme d’habitude, le dispositif adopté fait pleinement sens.

Ces deux albums se répondent, se complètent. À la première lecture, ils paraissent très simples dans leur narration. Les koalas ne lisent pas de livres présente sur chaque page de gauche un nom commun lié à la vie familiale, illustré sur la page de droite : des pommes de terre, le cartable, une cafetière, le téléphone, un bouton, un livre… Chacun est illustré par une petite scène du quotidien qui montre un enfant et un parent koala. Le titre de l’ouvrage suggère une seconde lecture : des livres, il y en a dans chaque illustration. En fait, si maman ou papa koala ne lit pas, n’aimerait-elle/il pas le faire ? Probablement n’en a-t-elle/il pas le temps, puisque nous la/le voyons occupé/e à bien d’autres choses, entre tâches ménagères, trajets et jeux avec petit koala. Dans Les grizzlis ne dorment qu’en hiver, c’est un verbe qui donne lieu à chaque scène familiale : se chausser, surprendre, conduire, dîner, plonger, border et… lire (une histoire à petit grizzli au moment d’aller au lit). Parent et enfant grizzli sont différenciés par leur taille, mais aussi par les cernes sous les yeux de l’adulte. Papa/maman grizzli aurait-il/elle besoin de dormir un peu plus ? Probablement n’en a-t-il pas l’occasion.

Ce qui frappe dans ce double ouvrage, c’est la justesse des scènes quotidiennes croquées par l’autrice. Ce mélange de tâches domestiques et de jeu, la tendresse des rapports parents-enfants, tout sonne vrai. En dévoilant l’intimité familiale d’animaux très humanisés, l’autrice-illustratrice invite enfants et parents à interroger le quotidien et leurs rapports. Au final, elle raconte la parentalité contemporaine, entre désir de temps à soi, fatigue et nécessité de s’occuper du ménage comme de s’amuser avec des enfants jamais à cours d’idées ni d’énergie. Car le jeu est omniprésent, comme le sourire permanent des koalas et des grizzlis.

Tout est ici épuré, texte comme illustrations. Anne Herbauts mélange les techniques, utilise le trait comme le collage, dessine avec le blanc de la feuille. À l’inverse de sa précédente parution, Une histoire grande comme la main (Casterman, 2017), dans lequel elle travaillait des textes plus longs et élaborés, Anne Herbauts choisit des mots isolés, et en joue à la manière d’un imagier. Elle veille à créer entre texte et image des tensions qui ouvrent de nouvelles interprétations.

Un double ouvrage faussement simple, charmant, touchant, ravissant, amusant, qui intéressera les petits (dès 3 ans) comme leurs parents, à qui l’on rend ici hommage."

Un article signé Fanny Deschamps, à lire sur le site du Carnet et les Instants

 

Pages à Pages

"Le temps me manque. Je dois appréhender différemment mon travail depuis que j’ai une vie de famille. J’ai vécu une période de crise à essayer de tout concilier. Et puis un jour me sont venus en un éclair un titre de livre et une histoire. Je me suis laissée aller à dessiner un koala, au trait, à l’encre, ce que je ne faisais jamais, avec juste des couleurs pour quelques objets. J’en ai fait deux opus. On y voit un koala qui descend le panier à linge. Dans le panier, il y a un livre. La maman koala a toujours un livre avec elle, mais n’a jamais le temps de lire. Puis j’ai fait des papas grizzlis. Cela a donné Les Koalas ne lisent pas de livres et Les Grizzlis ne dorment qu’en hiver,  un livre dos à dos qui paraîtra chez Esperluète. C’est un livre léger. Dessiner ces ours m’a libérée et amusée."

Extrait d'un entretien avec Anne Herbauts, à lire sur le blog Pages à Pages

 

AREAW

"Il suffit de quelques mots, s’ils sont bien choisis, s’ils visent juste, et de quelques dessins, même si – et surtout si – ils ont l’air simpliste ou rudimentaire – pour faire comprendre aux uns comme aux autres , aux parents comme aux enfants, à quels endroits les noeuds se sont formés, et le bois ne peut plus être scié.Ce gros noeud, surtout, et c’est bien vu, le gros noeud dans notre vie de tous les jours, c’est, effectivement, qu’on a, papa ou maman, trop peu de temps pour vivre, pour dormir, pour rêver, et donc pour lire. Et ce livre-ci, avec ses images « rudimentaires », nous invite à rentrer, parce qu’il pleut, à jouer, pour rire et faire du bruit,à traverser comme il faut, à conduire un camion à poussières, à se cacher, à galoper vers le Far West, à explorer à l’aide d’une carte d’état-major (où ai-je encore mis le Grand-Duché de Luxembourg?), à conduire un camion, à faire les courses pour acheter de quoi manger,, à monter le linge (« Hé! et mon avion? »), et j’en passe, et des meilleures! Tout ce qu’il faut faire pour apprendre et devenir grand! Grand comme un papa et une maman  grizzly

Et les parents koalas, alors, quand est-ce qu’ils dorment? Quand est-ce qu’ils rêvent. quand est-ce qu’ils lisent? Le livre, on l’a mis à sécher. Entre le cartable, les provisions, la cuisine, la lessive, le téléphone, le réveil? Tiens, voilà un livre…et puis, encore un, un livre-renard, un livre-regard, et puis, on ferme gentiment les yeux, au beau milieu du livre des arbres…Et puis, avec les livres, on peut faire des maisons…

Les dessins, d’une merveilleuse simplicité, avec toujours un peu de malice dans le regard ou dans la plume, nous disent, mine de rien ce qu’il faut faire. Ce qu’il faut faire,  avec un grain de malice dans l’oeil, et comme incidemment. Car chaque moment, comme caque livre,est un trésor. Un trésor d’amour et d’amitié, dont il ne faut surtout pas perdre la clé."

Joseph Bodson, à lire sur le site de l'AREAW