Tout doucement… une heure après l'autre…

à l'ouest d'Anne Wolfers ne laisse pas indifférent… A lire : un article dans La Libre Belgique signé Guy Duplat à lire ci dessous, et un bel article signé Victoire de Changy dans Mu in the city, à découvrir ici.

 

"Le trait, précis et expressif, rendra compte de façons toujours différentes des rengaines qui, dans sa tête ou dans les faits, semblent tous les jours les mêmes. Est-ce que c’est normal, docteur ?, se demande-t-elle, encore et encore. Il faut être patient, lui conseille-t-on, ce n’est qu’un symptôme, des effets secondaires. Une nouvelle journée qui commence, constate-t-elle, non sans ironie. Elle se répète : ça va aller. La même vague noire, tous les matins. Jusqu’à un peu moins noire, soudain."  
Victoire de Changy, Mu in the city, novembre 2017

"Anne Wolfers, formée à La Cambre, fut longtemps professeur d'arts graphiques à l'Académie d'Uccle. Ses gravures ont une douce étrangeté et une grande beauté. Elle saisit les rêves et les fantasmes. Avec elle, la petite fille peut dormir sur le ventre du loup. Elle expose jusqu'au 28 octobre à la librairie Peinture fraîche (10 rue du Tabellion à Ixelles) à l'occasion de la sortie d'un livre magnifique et singulier : le carnet de dessins qu'elle a tenu jour après jour pendant son séjour à l'hôpital après un diagnostic de dépression sévère (Anne Wolfers, à l'ouest, Esperluète Editions, 22 euros). Chaque jour, jusqu'à la guérison, avec un Bic noir, elle a dessiné une question, un état du corps ou de l'esprit, ses rapports avec les médecins ou les médicaments. C'est très beau, souvent drôle, toujours émouvant." 
Guy Duplat, La Libre Belgique, 14-15 octobre 2017