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Comme un premier jeudi

Edith Azam texte • Anne Leloup images

18 € • 11 x 19 cm •  102 pages •  isbn 9782359842142 • octobre 2026 •  collection L'Estran

Tu vois, j’ai tenu, je suis là. Je suis vraiment là. J’écris, et tiendrai, dans toute la difficulté d’écrire. J’y vois la fièvre, le noir, l’abîme dans lequel, fatalement, nous nous rejoindrons, serons égaux, au même pas de danse. Il nous faut être fous, complètement désespérés pour en arriver à un tel geste : écrire.

 

Les jours s’égrènent comme dans un journal, le temps s’y concentre et interroge l’écriture : ses moments de doutes, ses fulgurances, ses latences, ses joies.

Autrice et lecteur.ice.s font ensemble l’expérience des mots, dans ce qu’ils induisent en chacun de nous. D’une plume à la fois intime et sensible, Edith Azam se livre sur la poésie qui l’anime, cette écriture qui, quoi qu’elle suscite, est pour elle une nécessité.

Alors que les jours se succèdent, les mots deviennent palpables, le poème, tangible, grâce au «tu» polymorphe auquel s’adresse l’autrice. A l’instar de Paul Célan qui écrivait : Je trouve le lien qui, comme le poème, mène à la rencontre. L’écriture d’Edith Azam devient un lieu d’échange où chacun trouvera son interlocuteur.

La nature (arbres, oiseaux, astres...) n’est jamais loin. Mots, jours et saisons combinent la vie dans ce qu’elle a de plus créatif, dans ce qu’elle offre de possibles.

En miroir, les illustrations d’Anne Leloup dévident des éléments de cette nature. C’est l’encre de chine, avec ses noirs profonds, qui ponctuent les poèmes, laissant aussi des blancs pour créer un double mouvement et une respiration entre les images et les mots.

Entre exploration et introspection, Comme un premier jeudi nous donne à lire un texte sur la puissance des mots dans l’expérience du vivant. Une invitation à puiser en nous l’essence de la langue, sa beauté comme ses failles, pour en faire un instrument propre, où la vie se déploie.

 

 

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